Pain, pâtes, riz, pommes de terre, céréales du petit déjeuner. Des aliments simples, quotidiens, que l’on retrouve dans toutes les cuisines. Et pourtant, 79 % d’entre eux contiennent aujourd’hui du cadmium, un métal lourd toxique qui s’accumule dans le corps pendant 30 ans et augmente le risque de cancers, notamment celui du pancréas, dont les cas ont été multipliés par 4 en 30 ans .
Ce scandale sanitaire est massif, documenté, et pourtant largement passé sous silence.
Un scandale sanitaire
Les chiffres sont accablants :
- 47 % des Français dépassent le seuil d’alerte sanitaire fixé par l’ANSES (0,5 µg/g créatinine) .
- 36 % des enfants de moins de 3 ans sont déjà surexposés.
- Les femmes présentent des taux 44 % plus élevés que les hommes.
- La contamination moyenne a doublé en 10 ans.
- La France autorise des engrais phosphatés à 90 mg/kg, soit 4,5 fois les recommandations de l’ANSES et au‑dessus du plafond européen .
👉 Les engrais phosphatés sont la source principale de contamination des sols. 👉 Les céréales et féculents sont les aliments les plus touchés.
Et pourtant, aucune mesure forte n’a été prise pour protéger la population.
Qui sont les responsables ?
Les lobbys agro‑industriels
Ils bloquent depuis des années toute tentative de réduire la teneur maximale en cadmium dans les engrais. Pourquoi ? Parce que purifier les engrais coûte plus cher. Résultat : les sols s’accumulent en cadmium, les plantes l’absorbent, et nous le mangeons.
Les gouvernements successifs
Malgré les alertes répétées de l’ANSES, de l’EFSA et de chercheurs indépendants, aucune réglementation stricte n’a été adoptée. La France reste l’un des pays les plus laxistes d’Europe.
La PAC et les institutions européennes
Elles ont cédé aux pressions des producteurs d’engrais, repoussant plusieurs fois la baisse des seuils autorisés.
Que peuvent faire les habitants ? (Solutions concrètes)
Voici des actions réalistes, efficaces, et immédiatement applicables.
Réduire l’exposition alimentaire
Selon les données disponibles, les produits bio contiennent en moyenne 2 fois moins de cadmium .
Priorités :
- Privilégier céréales bio (pain, pâtes, riz, flocons).
- Varier les sources de féculents : patates douces, légumineuses, quinoa.
- Limiter les abats, crustacés, champignons sauvages (fortement bioaccumulateurs).
- Éviter le tabac (source massive de cadmium).
Corriger les carences qui augmentent l’absorption
Le corps absorbe davantage de cadmium lorsqu’il manque de :
- zinc,
- fer,
- calcium.
Une alimentation équilibrée ou une supplémentation peut réduire l’absorption intestinale.
Demander un dépistage
Un simple test urinaire (cadmium/creatinine) peut être prescrit si exposition suspectée.
Agir localement
- Interpeller les élus municipaux sur l’usage d’engrais dans les espaces verts.
- Soutenir les agriculteurs qui utilisent des engrais purifiés.
- Exiger la transparence sur les sols pollués (zones industrielles, friches, jardins).
Ce que les citoyens peuvent exiger politiquement
Plusieurs actions nationales et locales :
Signature d’une pétition officielle à l’Assemblée nationale.
Protéger la population du cadmium – Protéger la population du cadmium – Plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale
Pression citoyenne sur les députés pour qu’ils adoptent des seuils stricts.
andree.taurinya@assemblee-nationale.fr
pierrick.courbon@assemblee-nationale.fr
Conclusion : il est temps de sortir du silence
Ce scandale n’est pas une fatalité. Il est le résultat de choix politiques, de pressions industrielles et d’un manque de transparence.
Informer, c’est déjà agir. Et agir, c’est protéger nos enfants, nos sols, notre santé. Mais pour aller plus loin Sainté Debout a besoin de réunir tous les habitants pour:
Interpeller les élus sur l’usage d’engrais phosphatés (source majeure de cadmium dans les sols) .
Demander la transparence sur les sols pollués.
Soutenir les agriculteurs utilisant des engrais purifiés.
Lancer des pétitions locales.
Exiger des analyses régulières dans les écoles, crèches et jardins partagés.

