Rares sont ceux qui croient encore aux promesses électorales.

La population s’est vue trahie trop souvent par ceux qui étaient censés la représenter. Lorsque les promesses n’engagent que ceux qui y croient, il est logique que les citoyens refusent de participer à ce jeu de dupes. Comment sortir de cette éternelle désillusion ?

Ils promettent des lendemains qui chantent, mais s’arrogent pour eux seuls les avantages immédiats. comment s’interesser aux programmes dans ces conditions ?

« Laissez toute espérance, vous qui entrez… » en période électorale.



La solution n’est pas d’espérer que, miraculeusement, les responsables politiques vont se mettre à respecter leurs engagements : ce serait un faux espoir. Il existe pourtant une piste, mais aucune liste stéphanoise ne semble vouloir réellement la mettre en œuvre : un dispositif permettant la révocation d’un élu à la demande des citoyens, même en cours de mandat.

Des référendums en cours de mandat seraient un outil pour cela, à condition qu’ils soient réellement décisionnels. La liste Juanico propose à ce sujet un référendum d’initiative citoyenne qui permettrait de mobiliser le conseil municipal. C’est très insuffisant, car cela laisse encore tout le pouvoir aux représentants.

Il ya bien sûr la proposition d’une assemblée citoyenne mais celà reste à un niveau faible. Les stades plus avancés de la participation citoyenne aurait voulut que l’on dépasse cette coopération symbolique pour aboutir à minima à des partenariats, des délégation de pouvoir , sans parler de réel contrôle citoyen. Une partie (?) du budget municipal ira à des projets des habitants (peut-il y avoir des projets sans les habitants ?) tuteurés par les services municipaux. Le diable est dans les détails, combien ? A quel rythme ? avec qu’elle marge de liberté ? En fait tous les projets concernnant un quartier devraient être validés par le conseil de quartier mais qels élus veulent vraiment partager le pouvoir et dons la galette ?

Car c’est bien là la question : les « élus » veulent‑ils partager le pouvoir ? Ont‑ils la moindre confiance dans les habitant(e)s ? Ne se pensent‑ils pas « au‑dessus » des simples électeurs ? Cette attitude, anti-humaniste, qui revient à se croire supérieur à un autre être humain, condamne tout espoir d’une réelle démocratie.

Un référendum révocatoire d’initiative citoyenne pourrait obliger les élus à tenir leurs promesses. C’est dans le programme de Valentine Mercier*. Toutefois, restons vigilants : encore faut‑il qu’un tel dispositif soit réellement applicable. Il doit être mobilisable rapidement (la FI propose de ne l’activer qu’à mi‑mandat) et ne pas exiger un nombre trop important de requérants. Par exemple, demander un nombre de suffrages en faveur de la révocation supérieur à celui obtenu par l’élu lors de son élection — comme au Venezuela — semble être la position de Valentine Mercier.

Sans ces éléments clairs de programme, on nous promet le paradis mais nous ne pouvons que paraphraser une nouvelle fois l’Enfer de Dante : « Toi qui entres ici, abandonne tout espoir ».

Tant que les élus n’ont pas confiance en les habitants , il n’ y a vraiment aucune raison pour que ceux-ci croient en leur promesses électorales !

*D’après ce que nous savons, ce programme n’était pas finalisé à l’heure où nous rédigeons cet article.

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