Le centre de loisirs L’Arlequin, véritable lieu de vie du quartier de Terrenoire à Saint-Étienne, restera malheureusement fermé durant les prochaines vacances de Noël.
Déjà contraint de ne pas accueillir les enfants pendant les vacances de la Toussaint, l’établissement fait face à une situation administrative délicate qui retarde sa réouverture.
Dans le quartier, beaucoup expriment une forme d’inquiétude mêlée d’attachement pour ce centre qui, depuis des années, accompagne familles et enfants.
Les salariés de L’Arlequin, très investis malgré la période, recherchent actuellement un administrateur judiciaire. Cette démarche, indispensable pour permettre la tenue d’une Assemblée Générale et la création d’un nouveau conseil d’administration, représente pour eux une étape incontournable mais éprouvante.
Leur appel à la mobilisation des habitants de Terrenoire témoigne du lien fort qui unit l’équipe au quartier : ils espèrent voir se former une gouvernance renouvelée, construite aux côtés des habitants eux-mêmes.
En parallèle, la municipalité stéphanoise assurera l’accueil périscolaire dans les écoles afin de garantir une continuité de service aux familles, une mesure qui soulage partiellement les parents dans cette période incertaine.
Les activités socioculturelles de L’Arlequin — ateliers, accompagnement et actions de proximité — continueront quant à elles d’être proposées, signe que malgré les difficultés, la vie du centre ne s’éteint pas.
Face à l’absence temporaire du centre de loisirs de L’Arlequin, certains habitants évoquent le centre de la Perrotière comme solution de repli mais ce dernier, géré par la mairie est ouvert uniquement en été.
Beaucoup soulignent que rien ne remplace l’ancrage de proximité qu’offre L’Arlequin tout au long de l’année.
Dans ce contexte, la mobilisation des habitants apparaît plus que jamais déterminante. Chacun, à son niveau, peut contribuer à aider le centre à retrouver la stabilité nécessaire à une réouverture complète. Au-delà des démarches administratives, c’est toute une communauté qui espère voir revivre ce lieu important au quotidien des familles de Terrenoire.
NDLR:
Cet article a pour objectif d’informer les habitants de Terrenoire sur la situation du centre socio-culturel L’Arlequin et sur les activités prévues dans les semaines à venir. Lorsque nous évoquons des « problèmes administratifs », ce terme reste très éloigné de la réalité d’une situation complexe qui dure depuis plus de quinze ans. L’avenir du centre dépend de la capacité de ses trois composantes — les habitants, les salariés et les financeurs (CAF et collectivités locales) — à parvenir à un accord permettant d’assurer la continuité et le développement de ses actions. Dans ce contexte, la présence d’un adjoint pleinement investi sur Terrenoire pourrait jouer un rôle essentiel : celui de médiateur, facilitant le dialogue et soutenant la relance d’un dispositif local de solidarité et d’éducation populaire, indispensable à la vie du quartier.

