Sainté Debout avait déjà soulevé cette différence de traitements médiatiques entre des candidats lors d’élections précédentes :
https://www.xn--saintdebout-fbb.fr/a-sainte-les-journalistes-choisissent-ils-les-candidats-quils-veulent-voir-arriver-au-second-tour/
https://www.xn--saintdebout-fbb.fr/meprisee-par-les-journalistes-la-liste-sainte-la-citoyenne-est-presente-aux-municipales/
On est là ! On est là ! Même si le Progrès veut pas, nous on est là !
Cet article n’a pas vocation à soutenir une candidature ni à en critiquer une autre. Il propose une réflexion sur le traitement médiatique des acteurs engagés dans la vie politique locale, à partir de faits observables, dans un contexte préélectoral où l’information joue un rôle déterminant.
Quelle que soit la sensibilité politique de chacun, il est légitime d’attendre des médias locaux qu’ils assurent un traitement équilibré des différentes candidatures. L’enjeu n’est pas de hiérarchiser les projets ou les personnes, mais de garantir à toutes et tous une visibilité équitable, condition indispensable au bon fonctionnement du débat démocratique.
Même si la campagne municipale n’est pas encore officiellement lancée, les prises de parole publiques se multiplient, les initiatives se structurent et les positionnements commencent à émerger. Dans ce contexte, les différences de traitements médiatiques observées peuvent avoir une influence réelle sur la perception des candidatures par les citoyennes et les citoyens, notamment en termes de notoriété et de crédibilité.
Plusieurs situations récentes interrogent sur cette question d’équité. Certaines initiatives politiques ont bénéficié d’une couverture médiatique significative, tandis que d’autres, organisées dans des conditions comparables, ont reçu une attention beaucoup plus limitée, voire inexistante. Ce constat ne permet pas d’affirmer l’existence d’un parti pris intentionnel mais il invite à s’interroger sur les mécanismes qui conduisent à ces écarts de visibilité.

Ces différences peuvent concerner aussi bien des événements publics que la présence de responsables politiques lors de mobilisations citoyennes. Dans certains cas, seule une partie des acteurs présents a été relayée médiatiquement, laissant dans l’ombre d’autres engagements pourtant similaires. Ce type de déséquilibre, même involontaire, peut influencer la perception du pluralisme politique local.
La question se pose d’ailleurs de manière plus large : ce phénomène touche-t-il l’ensemble du spectre politique ? Les électrices et électeurs disposent-ils, aujourd’hui, de conditions équitables pour comparer les parcours, les propositions et les visions portées par les différents candidats ?
Pris isolément, ces exemples peuvent sembler anecdotiques. Mais mis bout à bout, ils dessinent un déséquilibre qui mérite d’être interrogé. Dans une démocratie vivante, le rôle des médias locaux est fondamental : informer avec rigueur, donner à voir la diversité des engagements et permettre à chacun de se forger une opinion éclairée, sans hiérarchisation implicite ni angle orienté.
À l’heure où la confiance envers les institutions et les médias est fragilisée, l’équité de traitement n’est pas un principe secondaire, mais une exigence démocratique essentielle. Il appartient aux rédactions de veiller à ce que chaque candidature puisse être présentée dans des conditions comparables, afin que le débat public repose sur une information complète, équilibrée et fidèle à la réalité du terrain.
Les médias concernés disposent naturellement d’un droit de réponse et peuvent, s’ils le souhaitent, apporter leurs éclairages ou éléments de contexte. Ce débat mérite d’être mené de manière ouverte, sereine et contradictoire, dans l’intérêt de l’information locale et de la vie démocratique à Saint-Étienne.

