Redonner la parole à ceux qui vivent la ville

À l’approche des municipales de 2026, je vois le paysage politique s’agiter, les alliances se nouer et les noms circuler. C’est le jeu démocratique et il est nécessaire. Au milieu de ce tumulte, je ressens pourtant une inquiétude grandissante que je ne peux passer sous silence : celle de voir notre réalité locale s’effacer derrière les mécaniques nationales.

Deux visions de l’engagement

Selon moi, deux visions de la cité s’affrontent aujourd’hui.

– D’un côté, il y a la vision structurelle, celle des partis, en cherchant de la visibilité et des soutiens d’envergures nationales et recentrés dans des logiques d’appareils. C’est une vision qui se veut organisée, mais qui, par sa nature même, impose une certaine distance avec le quotidien des gens.

– De l’autre, il y a la vision que je défends : celle du terrain. C’est la politique des visages, celle que l’on croise à Terrenoire, à Monthieu, au Soleil, à Solaure, à Bergson, dans tous les quartiers stéphanois. Pour moi, la démocratie ne doit pas être une équation résolue dans des bureaux parisiens ou des comités centraux, mais un souffle qui part du bas.

Le risque du « bug » démocratique

Ce que je crains, c’est ce que j’appelle le « bug démocratique ». C’est ce moment précis où les enjeux de nos quartiers disparaissent derrière la froideur des logiques de courants. Lorsque l’on parle de « proximité » ou de « communalisme » dans les discours, on ne peut pas, dans le même temps, appliquer une gestion bureaucratique et écarter les acteurs locaux au nom d’une discipline de parti.

Le véritable ‘bug’ c’est quand les calculs électoraux font oublier à certains l’urgence du quotidien : le pouvoir d’achat qui s’effrite, le besoin de sécurité et de propreté dans nos rues, l’accès à l’emploi et le soutien indispensable à nos associations locales. Ce sont ces défis, et non les organigrammes, qui devraient occuper tout notre temps.

Un engagement pour l’essentiel

Ma démarche est avant tout une main tendue vers l’authenticité. Je plaide pour une politique qui nous ressemble, ancrée dans le vécu et la sincérité. Mon seul souhait est que nos quartiers ne soient jamais les variables d’ajustement de stratégies lointaines, mais bien le cœur battant de chaque décision.

Il est temps de remettre l’humain et l’écoute au centre de nos décisions communes en renforçant par exemple les conseils de quartier

Pourquoi est-ce si important ? Parce que la confiance des citoyens se gagne dans la rue, pas dans les organigrammes. Si nous voulons redonner le goût de l’engagement aux Stéphanois, nous devons leur prouver que leur quotidien à Saint-Étienne prime sur les consignes de Paris.

Il est temps de sortir des logiques de « purges » ou de « courants » pour revenir à l’essentiel : le service de l’autre, ici et maintenant. C’est ce débat, sincère et profond, que je souhaite porter.

Je souhaite que nous revenions à l’essentiel, que nous remettions les priorités des Stéphanois au sommet de la pile. Pouvoir d’achat, sécurité, propreté, emploi et vitalité associative ne doivent plus être des slogans de campagne, mais le socle d’une action concrète et sincère.




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