Nous sommes tou(te)s les enfants du marais (ou de la forêt)

Les enfants du marais est un excellent film que je vous conseille. il est sorti en 1999, avec Jacques Gamblin, André Dussolier, Jacques Villeret, Michel Serrault…Ce film écolo et humaniste est connu mais bien peu de gens devinent les lieux ou est censée se situer l’action.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=12474030&cfilm=12474.html

Pour celà il faut savoir que le film est l’adapation du livre de même nom de l’auteur Georges Montforez .

Montforez est le pseudo de Georges Montardre né à Riorges et mort trop jeune à Firminy.

« Les enfants du marais » est inspiré de son enfance à Riorges prêt du marais qui y existe encore maintenant cerné par la ville.

le marais aujourd’hui

https://www.riorges.fr/images/8-Decouvrir-Riorges/balades_riorgeoises/Fiche_balade_4.pdf

Il est alimenté par une nappe sous-jacente . Vous pouvez le visiter,la zone naturelle conservée est de 2 hectares correspondant à la zone humide qui a survécu aujourd’hui.

Notre département était très riche en zones humides que ce soit en Roannais ou en forez. Cela explique entre autre que les cuisses de grenouilles soient un met local très apprécié. Elles abondaient en Loire et constituaient avec les champignons , les escargots, les Barabans … le menu des plus modestes.

Aujourd’hui les assèchements massifs, drainages goudronnage et bétonnage ont fait que nous continuons à manger des grenouilles mais qu’elles viennent de l’autre bout du monde.

Mais revenons en à notre film, adaptation fidèle du roman , les protagonistes vivent dans des cabanes au milieu du marais. En fait on pourrait dire qu’ils vivent du marais , qui leur apporte poissons et grenouilles, cressons et autres légumes et fruits sauvages.

Parfois ces cueilleurs partent en montagne pour les escargots ou les champignons qu’ils consomment et parfois revendent.

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Economie de peu , chasseurs de grenouilles et d’escargots, cueilleurs de barabans et de champignons, voila qui nous ramène avant l’invention de l’agriculture dans l’évolution des civilisations.

On pourrait qualifier nos habitants du marais de « chasseur/cueilleur » bien que l’appellation « braconnier/cueilleur » serait plus indiquée.

En effet, pourquoi courir derrière un cerf,un chevreuil… quand on peut ramasser facilement les escargots, piéger les lapins au collet, mettre des nasses pour le poissons, cueillir la doucette, le baraban ou le cresson sauvage …?

La chasse a plus souvent été réservée aux plus riches (ceux qui ont les moyens de se payer des armes efficaces) qu’aux plus pauvres qui lui préféraient le braconnage et la cueillette, car les plantes sauvages constituaient l’essentiel de la nourriture avant la révolution néolithique. Celle-ci par la domestication des plantes (agriculture) et des animaux (élevage) a changé considérablement nos habitudes alimentaires pas forcément pour le meilleur.

En effet ces plantes sauvages sont beaucoup plus nutritives que les plantes cultivées. Alors pourquoi ont-elles été oubliées dans notre alimentation?

Quel intérêt à pour nous, homme moderne, ce savoir ancestral du cueilleur, aujourd’hui où il est plus facile de se procurer un fruit exotique comme la banane qu’un fruit local comme les nèfles européennes? Mais peut être au vu de la catastrophe écologique et avec la prise de conscience de la fragilité (et de la dépendance )de notre système approvisionnement lointain (coronavirus oblige) allons nous nous poser la question du local en regardant encore une fois ce magnifique film?

Nous sommes toutes et tous les enfants du marais.

on pourra lire à ce sujet les livres de François Couplan ethno-botaniste de génie.

http://www.couplan.com

Plusieurs facteurs y ont concourus tout d’abord les aliments sauvages sont « gratuits », au fil des siècles on a considérés qu’ils étaient donc la nourriture des pauvres. Les « simples » sauvages (plantes médicinales) nous offre leurs vertus thérapeutique tout aussi généreusement , elles ont soignés des générations d’humains mais l’avénement des pouvoirs centralisés (églises, état.. ) a malmené ses savoirs traditionnels locaux. Les milliers de femmes (en majorité) torturés et brûlés comme sorcières ont largement contribués à nous faire oublier cette pharmacie naturelle et gratuite.


https://books.google.fr/books/about/Le_sang_des_sorcières.html

Alors agriculture locale et agriculture urbaines vont être au programme mais dans une région comme la notre ou ils restent encore de la fore sauvahe , on pourrait aussi parler de plantes saubvages au menu ou dans nos pharmacies.


On associe souvent des plantes aux révolutions , c’est le temps des cerises la révolution des œillets, des roses, des tulipes ou de jasmin… nous vous propsons la révolution des barabans.

Reprendre en main notre vie notre ville, cultiver et profieter de nos ressources locales… c’est urgent, c’est vital et c’est drolement plus intéressant et convivial que notre système « travaille consomme et ferme ta gueule* » actuel.

  • slogan du printemps érable (canada)
Le stéphanois à la pastèque

Conseiller en agrobiologie, formateur en animation nature, développement de projets de développement durable, apiculture,environnement en milieu urbain...