Dans notre ville de nombreux immeubles et commerces sont vides. Tout cela contribue à une dégradation  accélérée des bâtiments, à des problèmes d’hygiène (pullulation de rats et insectes). Ces immeubles vides sont autant d’espaces sans vie qui donne une impression de ville qui décline.

Il faudrait revivifier ces espaces, et des collectifs s’y emploient soit pour loger soit pour y mener des activités artistiques, sociales, culturelles.

Ces collectifs ne détruisent rien au contraire ils font vivre et entretiennent des immeubles vides qui se dégradent du fait de leur vacuité…

C’est le cas avec le collectif du Bourgeon et de sa réquisition place des Ursules : hélas expulsé manu-militari par une opération démesurée et sans doute peu légale.

https://www.saintédebout.fr/2020/06/19/7-jeunes-squatteurs-arretes-par-une-centaine-de-policiers/

Avec la crise du coronavirus, nous avons encore constaté qu’il est préférable de faire appel à la solidarité humaine

Alors que faire ? Avec la crise du coronavirus, nous avons encore constaté qu’il est préférable de faire appel à la solidarité humaine, de nos amis, parents et voisins. A l’hôpital même, c’est  l’humanité et le courage des soignants qui ont sauvé des vies dans le cadre d’un système de santé délabré. Prendre en main nos vies et notre ville est non seulement un projet démocratique passionnant c’est aussi une nécessité écologique et sociale.

Les réquisitions citoyennes (nommées par ailleurs squats) sont les seules solutions humaines qu’il reste quand les administrations en charge de l’hébergement font défaut (et que les logements associatifs sont débordés). C’est le cas à St Étienne, malgré les milliers de locaux et appartements vides…

Sans ces citoyens solidaires anonymes par nécessité et par modestie, des centaines de personnes seraient à la rue.

Les dizaines d’expériences de ces lieux solidaires, alternatifs et d’hébergement sont aussi pour ceux qui les ont vécues des expériences humaines formidables. Et au-delà de l’hébergement , il s’y invente souvent de nouvelles formes de vivre ensemble, d’agir-social, de démocratie directe qui pourraient bien être des pistes pour la société de demain.

Une municipalité intelligente réquisitionnerait elle-même

Il ne faut guère attendre des institutions, mais une municipalité intelligente pourrait agir si elle n’était pas si dépendante du système en place.

Une municipalité intelligente réquisitionnerait elle-même et établirait des conventions d’occupations avec les collectifs ….cela donnerait un formidable élan à la créativité, la solidarité et l’animation de notre ville.

La signature de conventions de mise à disposition de locaux avec les lieux de réquisition citoyenne permettrait ensuite à ces expériences humaines, démocratiques, sociales, artistiques et culturelles…de s’insérer durablement dans la vie de nos quartiers.