Photo Ruches à Montplaisir Bois d’Avaize St Etienne

 Il est primordial de soutenir les initiatives concrètes en faveur des abeilles. Aider ceux qui installent des ruches à St Étienne et pourquoi pas se former à l’apiculture, c’est possible.

Les abeilles sont indispensables à la vie sur terre.

Le taux de mortalité des abeilles augmente de 30% chaque année. Hors, l’extinction progressive de ces insectes pollinisateurs au rôle primordial nous priverait de 80% des espèces végétales de la Terre. Le taux de mortalité des ruches est de 38,5 % au cours de l’hiver 2017/2018 dans la Loire. Ce chiffre est considérable et si nous n’y prêtons pas attention, cela pourrait avoir des conséquences sur la pollinisation, sur la biodiversité et sur notre alimentation.

Nous sommes nombreux à avoir pris conscience de ce problème mais nous en sous-estimons souvent l’impact. En effet, un bilan récent de la revue britannique Nature, a évalué qu’avec l’extinction des abeilles ce serait 1,4 milliards d’emplois supprimés. Les pollinisateurs sont irremplaçables pour notre survie. S’ils disparaissent, l’étude annonce “une recrudescence substantielle de maladies” qui se résumerait à 1,4 millions de morts en plus chaque année.

Développer une apiculture populaire, partout et même au cœur des villes est donc souhaitable et tout à fait possible.

La Consommation de miel en France est bien supérieure à la production nationale et représente  40 000 tonnes par an ; cela dans un contexte de disparition généralisée des abeilles dans de nombreux pays. La France ne produit que 16 000 tonnes de miel en 2013, puis  18.800 tonnes en 2018.

 

Comment sauver les abeilles ?

Pour permettre aux abeilles de survivre il est nécessaire d’assurer une certaine biodiversité avec présence de plantes mellifères.

La biodiversité d’une ville comme Saint-Etienne n’est pas négligeable, et sa protection contre les traitements phytosanitaires (interdits dans notre ville) fait que cette zone paraît favorable à la vie des abeilles voire à leur multiplication. Si vous jardinez, voici un lien très complet pour choisir des plantes favorables à nos amies pollinisatrices. liste des plantes attractives pour les abeilles

Sainté Debout organise également des animations et formations habituelles concernant la biodiversité et la nature en milieu urbain. Nous animerons des sessions de formation de base à l’apiculture. Nous espérons participer ainsi à la prise de conscience du rôle essentiel de l’abeille ainsi qu’éventuellement contribuer à des vocations de futurs apiculteurs.

PRODUIRE NOTRE PROPRE MIEL STÉPHANOIS !

Chaque habitant consomme 600 grammes de miel par an. On peut tabler sur une augmentation de consommation si la filière locale  est valorisée et si on ajoute des filières de transformation et de distribution ; 1kg par habitant pour nos 172 000 habitants cela représente 172 tonnes à produire si l’on considère une moyenne de 13 kilos par ruche (en prenant en compte toutes les ruches dont celles qui ne sont pas encore en production), il nous faudrait 13 230 ruches.

Pour l’instant nous avons sur le territoire de la commune, 16 apiculteurs, 94 ruches (chiffres 2015) on est loin, très loin de l’autonomie.

Pour multiplier le nombre d’abeilles, il faut aussi multiplier le nombre d’apiculteurs.

Il existe déjà à Sainté un rucher école. Il y a aussi une coopérative (Coop API Loire) avec des tarifs avantageux pour l’équipement.

Combien ça coûte une ruche  ?

Attention des sites vendent du matériel très cher, voilà des prix stéphanois.

Le coût d’achat d’un essaim dans notre région (essaims sur 5 cadres pour débutant) varie entre 130 et 150 euros. On peut aussi récupérer un essaim baladeur mais c’est aléatoire.

La mise en place de nouvelles colonies peut s’effectuer entre mai et juin de l’année N. La première récolte aura lieu en N+1. Vous pouvez espérer une multiplication de colonies (essaimages contrôlés) dès N+2, si tout va bien.

Pour ce qui est du matériel d’apiculteur, on peut trouver des ruches complètes à 80 euros, une vareuse chapeau pour 30 euros , il vous faudra aussi des gants, un lève-cadre, une brosse, un enfumoir…

coopérative apicole de la loire

Pour les outils de miellerie vous pouvez en louer à la coopérative

L’investissement de départ est conséquent mais par la suite les produits de la ruche (miel, cire, propolis, pollen…) viendront vous récompenser.

 

Le stéphanois à la pastèque

 

P.S. : Mais est-ce bien légal ?

Installer des ruches en ville serait difficile à cause des distances de sécurité à respecter, fixées par la préfecture ; mais ces prescriptions ne s’appliquent pas si vous entourez vos ruches d’un mur, d’une palissade etc, de 2m de haut et sur 2m de chaque coté de la ruche ou du rucher.

Vous devrez apposer un panneau signalant les ruches et les déclarer entre le 1er septembre et le 31 décembre en ligne.