d’après le texte du pasteur Martin Niemöller

Quand ils ont emmenés les syndicalistes,
Je n’ai rien dit… Je n’étais pas syndiqué !

Quand ils ont violenté, mutilés, éborgnés des gilets jaunes,
J’ai cru les médias qui nous disaient que les gilets jaunes étaient de vrais sauvages, Des extrémistes de droite, des extrémistes de gauche,
Des antisémites, des homophobes…
Et je n’ai pas bougé.

Quand ils ont emmené des innocents en garde à vue,
J’ai pensé que ceux-ci n’étaient pas vraiment innocents !

Quand ils ont lancé des grenades lacrymogènes sur des enfants,
Dans les parcs et les fêtes foraines,
Je me suis dit que les parents n’auraient pas dû sortir leurs enfants
Les jours de manifestations !

Quand ils ont attaqué les soignants, les street medics,
J’ai été un peu surpris mais je n’ai pas voulu me mêler de leurs affaires.

Quand ils se sont servi de leurs armes contre des journalistes,
J’ai été un peu choqué mais je suis resté muet.

Aujourd’hui, ils sont venus m’arrêter
et personne n’était là pour me défendre !

Fabrice Devésa