Ils se sont levés, un matin,
comme des soleils sur des ronds points,
Face aux « saigneurs », à leurs milices,
Pour combattre les injustices.

Passant de l’ombre à la lumière,
Ils ont refusé de se taire,
De se courber devant les rois,
Ils ont fait entendre leurs voix,
Les gilets jaunes.

Les coeurs couverts de cicatrices,
Face aux médias qui les salissent,
Ils manifestent dans les rues,
En dressant les deux poings aux nues.

Et ils parlent d’égalité,
De justice et de libertés ,
Sous les bombes lacrymogènes,
Debouts semaines après semaines,
Les gilets jaunes.

Au-delà de leurs divergences,
Ils réinventent l’espérance
Dans les regards des oubliés,
Des exclus de la société.

S’ils n’ont pas toujours la manière,
Entre l’amour et la colère,
De coups de gueule en coups de coeur,
Ils partagent un peu de chaleur,
Les gilets jaunes.

Ils n’ont pas de mots assez durs
pour faire un jour tomber les murs,
Des politiciens carriéristes,
Des financiers, des affairistes.

Sur cette planète qui s’éteint,
Que l’argent chaque jour étreint,
Ils rêvent d’une vie décente,
D’une fraternité grandissante,
Les gilets jaunes.

Fabrice Devésa